Au fil du temps, le nombre de syndiqués au niveau mondial a diminué, malgré quelques exceptions notables dans certains pays d’Afrique ou d’Amérique latine dans lesquels les adhésions aux syndicats sont en hausse. Plusieurs facteurs entrent en jeu pour expliquer cette baisse globale: pensez au passage d’emplois manufacturiers aux emplois de services, à la sous-traitance des emplois syndiqués, au développement de l’économie informelle, à l’évolution des relations de travail ou encore à l’automatisation.
En réalité, l’adhésion syndicale est plus faible chez les personnes occupant des formes d’emploi atypiques ou précaires, comme celles qui exercent un emploi temporaire ou qui sont à leur compte, ou encore chez les travailleurs de l’économie informelle ou de l’économie des petits boulots.
Par ailleurs, les restrictions sur le plan juridique et la violation des droits des syndicats sont très répandues, notamment le droit à la liberté syndicale et à la négociation collective. Cela entame la capacité des syndicats à organiser leurs membres, à les représenter et à les servir. Il n’est pas surprenant d’apprendre que c’est là où les droits des syndicats sont bafoués que les taux d’adhésion sont les plus faibles.






