Le Mali explore une coopération avec l’Égypte sur l’IA, la 5G et la fibre
Le développement des compétences numériques et des infrastructures télécoms figure parmi les priorités du Mali. Le pays voit en l’Egypte un partenaire potentiel pour soutenir ses efforts de modernisation numérique.

Le Mali et l’Égypte envisagent de renforcer leur coopération dans le numérique autour de la digitalisation des services publics, de l’intelligence artificielle et des télécommunications. Ces pistes ont été évoquées lors d’une rencontre au Caire entre le ministre malien de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, et son homologue égyptien, Raafat Hindi, dans le cadre d’une visite de travail du 24 au 30 septembre.
Les discussions ont notamment porté sur la formation dans les domaines de la fibre optique et de l’intelligence artificielle, ainsi que sur le partage d’expertise dans les télécommunications, notamment la 5G. Le secteur audiovisuel figure également parmi les domaines identifiés, avec des formations envisagées pour le personnel chargé du montage, de l’exploitation et de la maintenance des équipements numériques.
Cette orientation intervient alors que le Mali cherche à renforcer ses infrastructures numériques. En novembre 2025, la Société financière internationale avait annoncé un financement de 80 millions d’euros pour soutenir l’extension du réseau d’Orange Mali, avec notamment 300 nouvelles antennes 4G et l’extension de la fibre vers environ 300 000 foyers et petites entreprises.
L’Égypte dispose de son côté d’une expérience dans le déploiement de la fibre et la formation aux métiers des télécommunications. Lors de la rencontre, son ministre a notamment présenté le programme Hayah Karima, qui a permis d’étendre la fibre optique à des villages pour fournir un accès à Internet haut débit à quelque 60 millions de citoyens. Il a également évoqué les formations destinées aux professionnels africains par le Centre égypto-africain de formation dans la régulation des télécommunications (EG-ATRC).
Les deux parties prévoient désormais de poursuivre les consultations entre institutions spécialisées, avec des visites d’étude et des échanges de bonnes pratiques. Des conventions pourront ensuite être conclues pour formaliser les projets retenus.



