Télétravail à Orange France Siège : la CFDT réclame le respect des engagements
Dans un tract consacré à l’application de l’accord sur le télétravail, la CFDT dénonce des restrictions qu’elle juge contraires aux engagements d’Orange. Le syndicat demande une clarification officielle des règles et une justification écrite des refus opposés aux salariés.

Les possibilités de télétravail prévues par les accords sont-elles pleinement respectées à Orange France Siège ? La CFDT soulève cette question dans un document où elle fait état de difficultés rencontrées par des salariés pour obtenir ou renouveler leurs avenants individuels.
Le syndicat rappelle que l’accord signé en 2013, complété par un avenant en 2017, visait à proposer des modalités de travail adaptées aux métiers et respectueuses de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Selon la présentation qu’en fait la CFDT, ce cadre permet jusqu’à trois jours de télétravail par semaine, avec la possibilité de renouveler l’avenant individuel pour une durée de deux ans.
Or, l’organisation syndicale affirme être sollicitée par un nombre croissant de salariés confrontés à des limitations : deux jours accordés au lieu des trois demandés, ou un renouvellement limité à une année. Elle signale également des demandes laissées sans réponse dans l’outil Anoo et dénonce l’existence de directives non officielles que certains managers seraient contraints d’appliquer.
Pour la CFDT, ces situations traduisent une volonté de restreindre les possibilités ouvertes par l’accord. Cette interprétation est contestée par la position que le tract attribue à la direction. Selon le syndicat, celle-ci aurait assuré, à plusieurs reprises lors des échanges avec les représentants du personnel, que l’accord demeurait pleinement applicable et qu’aucune consigne de la direction des ressources humaines n’en entravait la mise en œuvre.
La CFDT oppose toutefois à ces déclarations une présentation de la DGP qu’elle affirme avoir relevée lors d’un comité social et économique tenu en mai, sans précision de l’année. D’après le tract, ce support limitait le télétravail à deux jours par semaine et le renouvellement à un an. Le syndicat y voit une contradiction entre le discours officiel et les orientations communiquées en interne.
Au-delà du désaccord sur les modalités d’application, la CFDT met en avant les conséquences sur la vie quotidienne des salariés. Elle souligne le coût des déplacements supplémentaires et dénonce les effets des réorganisations et du flex office sur les conditions de travail sur site.
L’organisation demande ainsi une communication claire et officielle à destination des salariés et des managers. Elle souhaite que soient rappelées les possibilités prévues par l’accord ainsi que l’exigence, qu’elle lui attribue, de motiver les refus par écrit avec des arguments objectifs.
La CFDT invite enfin les salariés concernés à lui signaler les refus et les consignes rencontrés, afin d’appuyer sa démarche pour faire respecter l’accord.
Source : CFDT Communication Conseil Culture — Orange France Siège, « Accord Télétravail : le double jeu d’Orange »
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